Histoire et patrimoine

    Histoire et patrimoine
    Quelques dates / Un peu d’histoireMitry-Mory, une et indivisible Continuité politiqueLe patrimoine historique

    Quelques dates

    • 1839 : Naissance de Mitry-Mory suite au regroupement des deux bourgs de Mitry et de Mory.
    • 1815 : Création du canal de l’Ourq.
    • 1861 : Création de la voie de chemin de fer et de la gare de Mitry Claye. Celle de Mitry-le-Neuf verra le jour 20 ans plus tard.
    • 1925 : Construction de la cité des Cheminots.
    • 1920 : Début des constructions de lotissements à Mitry-le-Neuf et aux Acacias.
    • 1960 : Début des constructions de logements sociaux collectifs (Cusino, Corbrion).
    • 1970 : Implantation de l’aéroport.
    • 1990 : Approbation du Plan d’Occupation des Sols.
    • 2005 : Plan local d’Urbanisme
    • 2008 : Lancement de la démolition/reconstruction du parc Corbrion
    • 2010 : Le quartier de la Reneuse accueille ses premiers habitants

    Un peu d’histoire

    Au départ, Mitry et Mory sont deux villages bien distincts dont l’origine serait vraisemblablement gallo-romaine. Leurs noms dérivés du latin « mintriacum » et « mauracum » qui signifient respectivement domaine de Mintrius et de Mauris, viennent agrémenter cette thèse.

    Le Comte de Dammartin serait venu doter Mitry d’une maladrerie et d’un Hôtel-Dieu aux alentours du XIIe siècle. Quant à Louis de Mory, il fut condamné à être écartelé en 1465 pour avoir favorisé les Bourguignons mais, par grâce, il fut pendu. En 1695, Louis XIV réunit leurs biens et revenus pour fonder un hôpital.

    En 1698, c’est au tour de Bossuet d’entrer dans l’histoire de notre ville en installant deux sœurs de la Charité dans cet hôpital. Elles devaient s’y occuper des malades et instruire les petites filles pauvres. Au XIXe siècle, cette fondation hospitalière deviendra un bureau de bienfaisance.

    En 1652, à Bois-le-Vicomte, se réfugièrent les habitants d’alentour lorsque les mercenaires du duc de Lorraine sévirent dans la région. C’est également le lieu où les pasteurs calvinistes venaient prêcher au temps de la famille d’Hervart. Saccagé par les invasions de 1814 et 1815, le château fut démoli.

    Au XVIIIe siècle, la vie à Mitry et à Mory était encore exclusivement conditionnée par la culture du blé et outre les artisans et les commerçants, leur population était faite d’ouvriers agricoles. En 1790, sur les 1 330 habitants de Mitry, on comptait 594 pauvres et indigents.

    Mitry-Mory, une et indivisible

    En 1839, les deux villes fusionnent pour donner naissance à Mitry-Mory. A l’époque, elle totalise alors 1478 habitants.

    Avec l’installation d’un réseau routier, l’établissement de la ligne de chemin de fer Paris-Soissons (1861), l’édification de la fabrique de sucre (1864), la construction de la halte de Villeparisis (1883) et de l’école des garçons du Bourg (1883), Mitry-Mory s’achemine vers le XXe siècle, le regard tourné vers l’avenir.

    La Première Guerre mondiale, pendant laquelle Mitry-Mory jouera un rôle de base arrière, lui coûtera soixante-dix de ses enfants.

    Pendant la Seconde Guerre mondiale et la collaboration active du gouvernement de Vichy, en 1941 et 1942, un grand nombre d’élus au conseil municipal de Mitry-Mory (communistes le plus souvent) sont arrêtés et déportés (convoi du 6 juillet 1942) en Allemagne, en Pologne (Auschwitz) ou internés dans les camps d’internement de France.

    Peu de temps après, c’est l’explosion urbaine avec l’apparition des villes nouvelles. Mitry-Mory refuse ce phénomène et élabore un plan de maîtrise qui verra la naissance de Mitry-le-Neuf et des Acacias.

    A l’image de notre ville qui s’est agrandie, notre population a fait de même pour atteindre aujourd’hui les 19 000 habitants. Néanmoins, cette croissance n’a pas empêché à la ville de rester unie comme au premier jour. En effet, la continuité et l’unité persistent. Depuis 1925 la municipalité est à direction communiste sauf durant la Seconde Guerre Mondiale où elle fut remplacée par une délégation spéciale

    Continuité politique

    Le 10 mai 1925, le premier conseil municipal présenté par le Parti communiste est élu. Depuis cette date, la municipalité à direction communiste a été reconduite hormis pendant la 2e guerre mondiale, période où elle fut remplacée par une délégation spéciale.

    Elections des maires à Mitry-Mory :

    • De mai 1925 à septembre 1939 : Marcel Chevremont
    • Septembre 1939 : nomination d’une délégation spéciale par Vichy
    • 1945 : Albert Semat
    • 1949 : élection d’André Carrez
    • 1971 : élection de Noël Fraboulet
    • 1992 : élection de Jean-Pierre Bontoux
    • 2005 : élection de Corinne Dupont
    • 2015 : élection de Charlotte Blandiot-Faride

    Le patrimoine historique

    Aux XVIe et XVIIe siècles la paroisse de Mitry décide de reconstruire puis d’agrandir la chapelle qui se trouvait à l’emplacement de l’actuelle église Saint-Martin. Sous Louis XIII, c’est au tour de la flanque de la tour massive de prendre de l’ampleur, quant à la flèche octogonale, elle est rehaussée pour atteindre quarante mètres de hauteur. Son chevet est fait d’un mur plat contre lequel s’appuient, de part et d’autre du chœur, des chapelles frontales. Elle sera classée monument historique le 18 juin 1973.

    En 1641, La Fabrique commande aux frères de Héman, facteurs d’orgues réputés, la construction d’un orgue considérable qui sera jugé par Félix Raugel, musicologue et chef d’orchestre, d’œuvre d’art capable de jouer des « sonorités exquises ». Cet orgue ne sera terminé que dix ans plus tard par les facteurs Lefèvre et Désenclos. Le buffet sera confié au menuisier du roi, Germain Pilon. Felix Raugel dira de lui qu’il est « digne de compter parmi les monuments français de l’art décoratif ».

    En 1630, au Sud-est de la commune, le cardinal Duc de Richelieu acquiert le Bois de Vicomte où il fait agrandir et magnifier le château. Ce dernier accompli son rôle de protecteur lorsque les mercenaires du Duc de Lorraine sévirent dans la région. Il fut malheureusement saccagé en 1815.

    L’Avenir Social, orphelinat ouvrier s’installe à la Villette-Aux-Aulnes de 1923 à 1975, date à laquelle le site mitryen ferme définitivement ses portes. Ce projet voit le jour grâce à Madeleine Vernet, une institutrice convaincue de l’impact de l’éducation dans l’émancipation. Pendant des années elle aura offert un toit aux pupilles, tendrement surnommés les « moineaux » pour avoir vécu au Nid.