Journée commémorative du souvenir de l’esclavage et de son abolition

    Journée commémorative du souvenir de l’esclavage et de son abolition

    Communiqué de madame le maire

    Depuis 2001, le 10 mai est consacré au souvenir des victimes de l’esclavage, reconnu depuis cette également comme un crime contre l’humanité.

    Cette date nous semble si récente. Mais l’esclavage ne prit pas fin en France il y a si longtemps. Ce n’est qu’en 1848 qu’il fut interdit, et dans certains pays, il fallut attendre pour cela le XXème siècle.

    C’est que le commerce d’hommes, de femmes et d’enfants, arrachés à leur foyer pour réaliser à l’autre bout du monde les tâches les plus ingrates sans pouvoir espérer autre chose que la mort, fut une activité très profitable.

    Un pan, entier de l’économie de l’Europe, fondé sur des préjugés qu’il nous faut encore combattre pour rappeler que la couleur de la peau ne justifie pas l’inégalité des droits. Et encore mooins l’abaissement des hommes, des femmes et des enfants à l’état de marchandises, soupesées, estimées, échangées sur les marchés, stockées dans les soutes des navires.

    Le bilan de ce commerce, ce sont 12 millions de vies sacrifiées. Et aujourd’hui encore, il faut rappeler que la traite des femmes et des hommes n’est pas acceptable. Car les esclaves existent encore : le travail forcé, l’absence de salaires, les conditions inhumaines, la vente de femmes, d’hommes et d’enfants sont des réalités contemporaines.

    L’Organisation Internationale du Travail estime leur nombre à 40 millions à travers le monde. Nous ne pouvons les oublier.

    Nous devons continuer à défendre leurs droits, à dénoncer leurs bourreaux, et rester un lieu d’accueil où les victimes de l’esclavage peuvent trouver un foyer et récupérer leurs droits bafoués.

    Nulle circonstance ne peut nous dérober à nos devoirs et justifier que nous fermions les yeux sur leur calvaire.

    C’est pourquoi en ce jour de commémoration, Mitry-Mory rend hommage à la mémoire des victimes du commerce triangulaire, et appelle à ne pas oublier les esclaves modernes.