Journée commémorative du souvenir de l’esclavage et de son abolition

    Journée commémorative du souvenir de l’esclavage et de son abolition

    En ce 10 mai 2021, Journée nationale des mémoires de l’esclavage et de son abolition, nous rendons hommage aux victimes de l’esclavage.

    La loi Taubira du 10 mai 2001 apporte la reconnaissance de l’esclavage comme un crime contre l’humanité. L’esclavage qui prit fin une première fois en 1793, puis qui fut rétabli en 1802 sous l’Empire, ne prendra réellement fin qu’en 1848.

    173 ans que l’esclavage est aboli en France. C’est beaucoup par rapport à d’autres qui attendirent le 20e siècle pour le faire. Mais c’est trop peu par rapport aux souffrances endurées par les victimes.

    20 ans que l’esclavage a été reconnu comme crime contre l’humanité. 20 ans ce n’est rien comparé au 250 ans durant lesquels des femmes, des hommes, des enfants, subirent les rouages du commerce triangulaire qui les privèrent de leurs dignités et de leurs libertés par la simple justification de leur couleur de peau.

    Aujourd’hui encore nous devons raviver nos mémoires. Nous souvenir de ces moments cruels du passé qui doivent nous rappeler l’importance des valeurs d’humanisme, de solidarité, de fraternité.

    En rendant hommage, nous opérons une réparation mémorielle, morale et symbolique. Plus jamais ça ! C’est pourquoi nous devons continuer à nous souvenir de ces millions de vies sacrifiées. Nous devons continuer à combattre ce fléau qui, malheureusement, perdure encore de nos jours, près de deux siècles après son abolition en France.

    Aujourd’hui encore 40 millions de femmes, d’hommes et d’enfants qui, selon l’Organisation Internationale du Travail, vivent des conditions de travail qui méritent aisément le qualificatif d’esclavage. Des esclaves modernes qui, sans que nous le sachions, produisent nos vêtements, nos objets électroniques ou nos repas. Ne soyons pas complice de ce crime barbare.

    Le travail de mémoire doit servir à nous rappeler les évènements du passé pour ne pas reproduire les mêmes erreurs. Le souvenir c’est l’avenir.

    Continuons à combattre les préjugés. Ni la couleur de peau, ni la croyance religieuse, ni la culture, ni la condition sociale ne justifie l’inégalité de droits.

    En ce jour, la ville de Mitry-Mory partage sa mémoire avec ceux qui ont subi l’esclavage et sa solidarité avec ceux qui subissent l’esclavage moderne.