Parcours de ville

    Parcours de ville

    L’église Saint-Martin / L’église Notre-Dame-des-Saints-Anges / Le parc des Douves de bois-le-Vicomte / L’ancienne sucrerie / La ferme Piot / Le parc Corbrion / La cité des cheminots / La cité en bois / La gare de Mitry-Claye / La gare de Villeparisis – Mitry-le-Neuf / La résidence Antoine Cusino / La zone industrielle de Mitry/Compans / La plaine agricole / Le ru des Cerceaux / Les jardins familiaux / Les ruches / Le bois du Moulin des Marais / Le mail des Martyrs de Châteaubriant / Le Nid / La Bourse du travail / La rue du peintre le Sueur

    Afin de vous faire découvrir ou redécouvrir le patrimoine mitryen, et afin de valoriser les sites remarquables de notre commune, la Ville a mis en place des parcours thématiques :

    • historiques ;
    • urbains ;
    • naturels.

    1/ L’église Saint-Martin

    Patrimoine historique

    Construite lors des 16e et 17e siècles et agrandie au 18e siècle, l’église Saint-Martin est classée Monument Historique. Le cardinal duc de Richelieu, ayant acheté en 1629 la terre de Mitry et le château de Bois-le-Vicomte, fit des libéralités pour la décoration de l’église. L’église se dota notamment d’un orgue, reconnu le plus grand des orgues baroques parmi les monuments historiques de l’Île-de-France (hors Paris). Une grande salamandre de François Ier ainsi qu’un tableau classé, l’Adoration des mages de Gabriel-François Doyen, y sont exposés. Aux côtés de la Ville, l’Association de Restauration de l’Orgue et de l’Église Historique de Mitry-Mory et l’association des Amis du passé font vivre ce lieu en y organisant des événements.

    2/ L’église Notre-Dame-des-Saints-Anges

    Patrimoine historique

    Face à la croissance de la population et l’agrandissement du territoire, l’Abbé Didier souhaitait fournir un lieu de culte aux nouveaux habitants. Il lança alors une souscription en 1925 pour aider à la construction de la chapelle qui débuta en 1932 et se termina une année plus tard. L’église recevra le nom de Notre-Dame-des-Saints-Anges en hommage à celle qui fut la première donatrice pour son édification. L’espace vert autour de l’église constitue un espace de respiration qui permet de préserver et de mettre en valeur le cadre paysager.

    3/ Le parc des Douves de bois-le-Vicomte

    Patrimoine naturel

    En 1630, au sud-est de la commune, le cardinal de Richelieu acquiert le château de Bois le Vicomte qu’il fait agrandir et magnifier. Ce dernier était l’un des sept châteaux royaux d’Île-de-France. Il accompli son rôle de protecteur lorsque les mercenaires du duc de Lorraine sévirent dans la région. Il y a reçu la visite de Louis XI et de Jean de La Fontaine. De ce passé glorieux, restent un petit pont à deux arches de pierre et l’ancienne voute de l’escalier principal du château.

    4/ L’ancienne sucrerie

    Patrimoine historique

    Mitry-Mory connait sa première mutation lors de l’implantation d’industries locales. La culture de la betterave sucrière s’inscrit dans le patrimoine agricole de Mitry-Mory et c’est en 1864 que la Ville voit arriver sa première sucrerie. La sucrerie a été dirigée successivement par messieurs Millon et Tartier, tous deux maires de Mitry-Mory jusqu’à la fin du 19e siècle. Elle a ensuite été dirigée par Fernand Piot puis par son fils Henry. La sucrerie a été rachetée en 1962 par la Société Industrielle et Agricole de la Somme. Depuis 2006, l’entreprise appartient à la société Agrana.

    5/ La ferme Piot

    Patrimoine historique

    Les traces du passé agricole de Mitry-Mory sont visibles par la présence des corps de ferme en U et des chemins ruraux. En 1900, ils existaient 14 grandes fermes à Mitry, dont 3 à la Villette-aux-Aulnes et 5 à Mory. La ferme Piot formait un ensemble avec la sucrerie. Le nom de la ferme est celui de son ancien propriétaire, Henry Piot, également dirigeant de l’ancienne sucrerie. Les fermes mitryennes, parmi lesquelles ont peut également citer la ferme de Maurepas, ont véritablement marqué l’identité de la commune.

    6/ Le parc Corbrion

    Patrimoine urbain

    Dans les années 1950 apparaît le concept de petites cités d’immeubles collectifs bas, implantés au milieu de surfaces vertes. Elles attirent à l’époque une nouvelle population ouvrière. Ainsi, en 1961, est construite la cité HLM de Corbrion. Le dernier réaménagement du parc Corbrion a été finalisé en 2017. La cité présente alors de nouveaux logements, avec un bâti d’échelle plus modeste. Elle est intégrée au parc arboré et ménage ouvertures et continuités visuelles avec le reste du quartier et la plaine agricole. Cette revalorisation du quartier de Corbrion s’est donnée pour objectif de redynamiser le Bourg.

    7/ La cité des cheminots

    Patrimoine urbain

    En 1861, la gare est construite et un dépôt de machines à vapeur est installé. Il faut alors loger les cheminots. Des pavillons sont bâtis dans le lotissement qui se nomme la Cité du Nord, dite « en dur ». Cette cité-jardin, héritée du concept anglais d’Howard, est construite en 1925. Elle est constituée d’habitat social fait de maisons jumelées, d’aménagements paysagers avec jardins autour de l’habitat et d’équipements collectifs. Ce plan de construction à une vocation sociale liée à l’activité cheminote. Les aspects historiques, sociaux et patrimoniaux de ce quartier en font une entité à part entière dans le paysage mitryen.

    8/ La cité en bois

    Patrimoine urbain

    La cité en bois a été construite après l’arrivée de la gare. Les cheminots vivaient à côté de la ligne ferroviaire dans des maisons en bois. À proximité de la cité, derrière les voies ferrées de la gare de Mitry-Claye, un ancien foyer d’apprentissage de la SNCF et un château d’eau, qui servait à l’alimentation des locomotives à vapeur, sont des témoins des origines cheminotes du quartier. Plus tard, la cité du Nord dite « en dur » sera construite. Les jardins ouvriers de la Cité en Bois sont classés à l’inventaire général du patrimoine culturel.

    9/ La gare de Mitry-Claye

    Patrimoine urbain

    En 1861, les chemins de fer se développent. La gare de Mitry/Claye ouvre le 30 août 1861, jour de la mise en service de la section Paris/Villers-Cotterêts. À la fin du 19e siècle, il faut 1h pour se rendre à la Gare du Nord à Paris. Depuis 1983, la gare est devenue tête de ligne du RER B et est le terminus de nombreux bus de desserte locale. Elle permet de rejoindre Paris et également d’accéder à la Zone Industrielle de Mitry/Compans dont elle est proche. Le centre de Paris n’est plus qu’à 35 minutes de Mitry. Le quartier, développé autour de la gare, s’appellera Les Acacias en référence aux bosquets d’acacias qui croissent naturellement sur les talus de part et d’autre de la ligne de chemin de fer.

    10/ La gare de Villeparisis – Mitry-le-Neuf

    Patrimoine urbain

    En 1881, la Compagnie du Nord propose de construire une halte sur la ligne Paris-Soissons. De par leur situation géographique, Villeparisis et Mitry-Mory sont intéressées. C’est le propriétaire du château de Bois-le-Vicomte, monsieur Benoist, élu du conseil municipal à l’époque, qui, pour soulager financièrement la commune, versera le montant global des subventions pour participer au frais de la construction de la halte qui deviendra ensuite une gare. La gare constitue une étape importante dans le développement de Mitry-Mory puisqu’elle permettra la création de nouveaux lotissements.

    11/ La résidence Antoine Cusino

    Patrimoine urbain

    Construite en 1964, la résidence porte le nom d’Antoine Cusino, résistant français mitryen, qui a lutté contre la barbarie nazie, fusillé par les Allemands en 1944. Comme celle de Corbrion au Bourg, la résidence Cusino attire une population ouvrière. La place, située à proximité immédiate de la gare RER, accueille de nombreux services et équipements publics, du même nom, le Point Information Jeunesse, un city stade ou encore la Maison des droits des femmes et de l’égalité Dulcie September.

    12/ La zone industrielle de Mitry/Compans

    Patrimoine urbain

    La zone industrielle de Mitry/Compans s’étend sur un territoire intercommunal de 237 hectares, dont 167 hectares pour la seule commune de Mitry-Mory. En 2018, elle accueille environ 200 entreprises, ce qui fait de cette zone d’activité la plus importante de Seine-et-Marne. Créée en 1972 autour de quelques entreprises chimiques, elle s’est développée ensuite dans tous les secteurs d’activité. Après l’agriculture et le chemin de fer, la zone industrielle marque le troisième vecteur de développement de la ville. Créée en 1991, la zone d’activités de la Villette-aux-Aulnes a permis d’accueillir de nouvelles entreprises, en complémentarité de la zone industrielle de Mitry/Compans.

    13/ La plaine agricole

    Patrimoine naturel

    Mitry-Mory occupe un territoire d’environ 3000 hectares. Sa fertilité a très vite attiré les détenteurs de capitaux. Au 18e siècle, la vie à Mitry et à Mory était encore exclusivement conditionnée par la culture du blé, de la betterave et, outre les artisans et les commerçants, leur population était faite d’ouvriers agricoles. L’unité de la plaine centrale de Mitry est coupée dans les années 1980 par le passage de la Francilienne, puis par la ligne TGV construite en 1992, imposant une seconde coupure. De par sa proximité avec l’aéroport, il est à espérer que cette plaine, située en zone de bruit, ne soit jamais constructible. 

    14/ Le ru des Cerceaux

    Patrimoine naturel

    Affluent de la Beuvronne, le ru des Cerceaux a coulé à l’air libre jusqu’à la fin du 19e, avant d’être recouvert en partie au Bourg. Surgissant au niveau du cimetière, il a structuré, en son temps, l’organisation du Bourg et de Mory qu’il effleure par le sud avant de serpenter dans les marais pour aller déverser toutes ses eaux dans la Reneuse. Aujourd’hui, il n’est visible qu’à certains endroits et notamment ici, le long de la promenade.

    15/ Les jardins familiaux

    Patrimoine naturel

    Mitry-Mory est historiquement une ville à caractère agricole. La mise en place de jardins familiaux permet de perpétuer cette pratique. Ces parcelles de terrain, mises à disposition par la municipalité permettent aux Mitryen-ne-s d’exercer une activité de jardinage dans un cadre convivial. Réserve de biodiversité et outil de lien social basé sur la courtoise, la solidarité et le partage, les jardins familiaux confèrent au site un caractère pédagogique et ouvert permettant de sensibiliser des habitants au respect de l’environnement.

    16/ Les ruches

    Patrimoine naturel

    Avec le rucher partagé, la ville de Mitry-Mory et l’association des Amis des Butineuses de Mitry-Mory favorisent le développement de l’apiculture, rendent accessible au grand public le monde des abeilles, promeuvent l’entraide entre les apiculteurs, amateurs et particuliers, avec la mise en valeur des produits de la ruche. L’abeille fait partie des sentinelles de notre environnement et permet de mettre en évidence les changements et dérèglements climatiques. Ainsi, les ruches constituent un support indéniable de préservation de la biodiversité et de l’environnement de Mitry-Mory. En 2018, de nouvelles ruches ont été installés à Mitry-le-Neuf, à proximité du château d’eau, sur les terrains de la Régie Communale d’eau et d’Électricité de Mitry-Mory (RCEEM)

    17/ Le bois du Moulin des Marais

    Patrimoine naturel

    Le bois du Moulin des Marais, classé espace naturel sensible, a été le plus vaste marécage d’Île-de-France. Les 160 hectares du bois abritent de nombreuses espèces végétales et animales, tandis que chaque année, au printemps, les aubépines en fleur vous accueillent à l’entrée du bois. Un spectacle à ne pas rater. Ses boisements s’offrent au regard comme un univers intérieur et verdoyant. On trouve également trace d’une ancienne tourbière à proximité du canal de l’Ourcq. En tant que source de biodiversité, le bois du Moulin des Marais s’intègre pleinement dans le patrimoine naturel de Mitry-Mory.

    18/ Le mail des Martyrs de Châteaubriant

    Patrimoine naturel

    Se trouvait ici la route de la Villette-aux-Aulnes. C’est le 26 octobre 1944 que le conseil municipal la renomma Boulevard des martyrs de Châteaubriant. Depuis, un mail cyclable et piéton est venu habiller l’avenue. Le chantier a été inauguré en 2015 en présence du champion cycliste mitryen Robert Marchand. Cette liaison douce s’intègre dans le Plan Vert Communal qui vise à préserver au mieux le cadre de vie et le patrimoine paysager. Le mail permet de conserver des vues sur les plaines agricoles, qui sont importantes pour valoriser le paysage et les transitions entre le milieu agricole et le milieu urbain. Elle dessert également de nombreux services et équipements publics.

    19/ Le Nid

    Patrimoine historique

    En janvier 1923, la journal l’Humanité titre « La classe ouvrière doit avoir un Orphelinat ». Ce besoin aboutit à l’achat par la C.G.T, la même année, d’une propriété à la Villette-Aux-Aulnes. Le parc devient alors l’Avenir social avec l’arrivée de l’orphelinat tandis que le 13 juin 1923, les pupilles d’Épône arrivent à Mitry-Mory. Ce projet a vu le jour grâce à Madeleine Vernet, une institutrice convaincue de l’impact de l’éducation dans l’émancipation. Pendant des années elle aura offert un toit aux pupilles, tendrement surnommés les moineaux pour avoir vécu au Nid. Avec la construction de l’aéroport, l’orphelinat fermera ses portes en 1974.

    20/ La Bourse du travail

    Patrimoine urbain

    Dans ce bâtiment existait la première école de Mory. Après la fermeture de celle-ci, c’est la Bourse du Travail qui s’y est installée. Témoin des origines ouvrières de la ville, la Bourse du travail permet aux syndicats d’exercer leurs activités : organiser un soutien aux ouvriers malades ou aux chômeurs et à ceux qui sont en lutte. Elle a aussi participé au mouvement d’éducation populaire.

    21/ La rue du peintre le Sueur

    Patrimoine historique

    Eustache Le Sueur, dont la rue porte le nom, est un peintre du 17e siècle. Ami de la famille de Jean Durant de Linois, alors marguillier de la fabrique et propriétaire d’une maison située dans cette rue (anciennement Douce Rue), il venait souvent y séjourner. Eustache Le Sueur a notamment peint le tableau La Salutation angélique ou L’Annonciation qui a été donné à l’église Saint-Martin du Bourg. Pendant la Révolution, le tableau a été transféré au musée royal de Versailles, puis au musée du Louvre.