Violences conjugales : vous n’êtes pas seules !

    Violences conjugales : vous n’êtes pas seules !

    Améliorer la prise en charge des femmes victimes de violence, telle est l’ambition de l’Observatoire des violences faites aux femmes de la ville de Mitry-Mory.

    Du diagnostic au plan d’actions

    Le 26 novembre 2019, Mitry-Mory célébrera la première année d’existence de l’Observatoire des violences faites aux femmes dans le cadre de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes.

    En effet, le 27 novembre 2018, cette nouvelle instance d’échange et de réflexion entre l’ensemble des acteurs du secteur intervenant auprès des femmes victimes de violences voyait le jour sous l’œil bienveillant d’Ernestine Ronai, marraine de choix et actuelle responsable de l’Observatoire des violences faites aux femmes de Seine-Saint-Denis.

    Pour l’occasion, les résultats du diagnostic du territoire, qui s’est déroulé en trois temps, seront présentés.

    Une première phase de recueil de données objectives, c’est-à-dire statistiques, quantifiables et observables, mais aussi qualitatives, s’est déroulée de juin à août 2019. Elle a permis de collecter des informations permettant d’obtenir une photographie du territoire sur la question des violences faites aux femmes. Cet outil d’observation est indispensable pour identifier les caractéristiques, les forces, les faiblesses et les besoins locaux dans cette lutte.

    Aussi, forts de ces constats, les partenaires se sont réunis le 17 octobre dernier pour échanger et repérer, ensemble, les causes des dysfonctionnements afin de trouver des axes de progrès, qui constituent le deuxième volet de ce diagnostic.

    Le troisième volet du diagnostic a consisté en la rédaction d’un plan d’actions qui sera lui aussi présenté le 26 novembre. Plusieurs sont d’ores et déjà à l’œuvre ou en passe de l’être grâce à la mise en synergie des 30 partenaires rassemblés au sein de l’Observatoire, parmi lesquels la préfecture, le parquet, les associations SOS Femmes et Femmes solidaires, l’ADSEA, le service pénitentiaire d’insertion et de probation, les collèges ou encore l’Inspection académique.

    Des actions concrètes

    Ainsi une campagne d’affichage Je, tu(e), elle a permis d’interpeller le grand public sur la question des violences faites aux femmes dans le cadre du 25 novembre 2018. Une nouvelle opération de sensibilisation sera d’ailleurs conduite cette année.

    Avec l’objectif d’informer le plus grand nombre sur ce fléau et les moyens de l’enrayer, une plaquette sur les violences faites aux femmes a été éditée et distribuée à grande échelle.

    Par ailleurs, en plus, de la permanence juridique qui se tient les 2e et 4e lundis de chaque mois, une permanence psychologique sera désormais proposée à la Maison des droits des femmes et de l’égalité Dulcie September (voir le Focus).

    Enfin, l’Observatoire local des violences faites aux femmes travaille à la mise en place du dispositif Bon taxi. Ce dernier est destiné aux victimes de violences conjugales, ayant des difficultés de transport, afin de leur permettre de rejoindre un hébergement d’urgence ou de se rendre à un rendez-vous au cours duquel elles doivent faire valoir leurs droits.

    De manière plus générale, les différentes rencontres de l’Observatoire ont permis de resserrer le réseau partenarial par une meilleure connaissance des rôles et missions de chacun.

    Aussi, afin de renforcer ce travail en réseau et faciliter la prise en charge des victimes, un annuaire va être prochainement établi et remis à tous les acteurs œuvrant localement contre les violences faites aux femmes.

    Contrat local contre les violences sexistes et sexuelles

    La rencontre du 26 novembre sera également l’occasion de renforcer l’engagement de chacun-e à travers la signature d’un contrat local de lutte contre les violences sexistes et sexuelles par le maire, la préfète de Seine-et-Marne et la procureure.

    Ce document engage collectivement les différents acteurs à rechercher une plus grande efficacité dans les réponses apportées afin de lutter contre les violences sexistes et sexuelles dans les domaines de la prévention, de la prise en charge, de la répression et de la réparation.

    Concrètement, il s’agit de renforcer la coordination des acteurs et professionnels concernés, en vue de favoriser une réponse de proximité, au plus près des victimes.

    Cela passe par l’élaboration d’outils et d’actions pour appuyer ce travail partenarial mais aussi par la mise en place d’actions spécifiques au sein du Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance (CLSPD), complémentaire à l’action départementale, visant à une plus grande fluidité dans le parcours de sortie de ces violences, depuis le repérage des victimes jusqu’à leur retour à l’autonomie.

    Sensibilisation des jeunes générations

    Parce que les jeunes générations formeront les citoyen-ne-s et la société de demain, les actions de sensibilisation en leur direction sont essentielles.

    Aussi, elles seront invitées, au cinéma Le Concorde, à la projection du documentaire Elle l’a bien cherché, de Laëtitia Ohona, qui traite de la question du viol et du consentement en suivant le parcours judiciaire de quatre victimes. Un échange avec la réalisatrice permettra à tous d’approfondir le thème à l’issue du visionnage.

    En chiffres

    219 000 Le nombre moyen de femmes qui, chaque année, en France, sont victimes de violences physiques et/ou sexuelles commises par leur ancien ou actuel partenaire

    12 Le pourcentage de Françaises qui ont déjà été victimes de viol

    121 Le nombre de féminicides en France, en 2018

    21 Le nombre d’enfants tués en France, en 2018, dans le cadre des morts violentes au sein du couple