Un budget offensif pour défendre le service public

    Un budget offensif pour défendre le service public

    Mardi 13 mars 2018, le conseil municipal s’est réuni salle Jean Vilar pour le traditionnel débat d’orientation budgétaire. Malgré l’austérité imposée aux collectivités, la Ville maintient le cap !

    Le DOB ?

    Qui dit début d’année dit début de l’exercice budgétaire. Première étape du cycle budgétaire, le Débat d’Orientation Budgétaire (DOB), prévu par le Code Général des Collectivités Territoriales (CGCT), a lieu dans les deux mois précédant l’examen du Budget Primitif. Il permet d’engager une discussion sur les priorités, stratégies et orientations budgétaires proposées pour l’année à venir. C’est un moment de dialogue qui donne l’occasion aux élus de s’exprimer sur le projet de finances de la  collectivité et qui se conçoit comme un outil pédagogique associant la majorité à l’opposition.

    C’est également l’occasion de présenter les principaux éléments de contexte et de conjoncture macro-économiques et de porter à la connaissance de tous l’essentiel des dispositions législatives découlant des lois de finances.

    En cette année de bilan de mi-mandat, le DOB a également permis de faire le point sur la rétrospective financière depuis 2014.

    Une stratégie budgétaire constante

    Malgré les contraintes et les incertitudes sur l’évolution des ressources, les orientations budgétaires 2018 reposent sur la constance de la stratégie budgétaire.

    Mise en oeuvre depuis le début de la mandature, elle est basée sur quatre fondamentaux :

    • la poursuite de la maîtrise des charges de fonctionnement, engagée depuis plusieurs années dans un souci d’efficience de la dépense publique ;
    • une ambition forte en matière d’investissements ;
    • une dette contenue ;
    • et le non-accroissement de la pression fiscale sur le mandat.

    Pas d’augmentation de la pression fiscale communale

    Dans un contexte peu favorable, marqué une nouvelle fois par une diminution drastique de la dotation globale de fonctionnement versée par l’État à la Ville, le budget 2018 sera construit sans accroître la pression fiscale communale sur les Mitryens, pour la 12e année consécutive.

    À noter que, dans ce cadre, la Ville continue d’être particulièrement attentive à l’encours de la dette qui sera ajusté chaque année de telle sorte que la solvabilité financière de la collectivité reste sous la barre des 10 ans. Pour rappel, l’intégralité des contrats d’emprunts souscrits par la Ville est classée 1A. Les frais financiers supportés par la commune représentent 32 € par habitant contre un ratio moyen de 59 € pour les communes de même strate.

    Investir pour les Mitryen-ne-s

    Avec 35,5 millions d’€ d’investissements réalisés sur la période 2014-2017, le plan d’équipement ambitieux de 45 millions d’€, sur lequel la municipalité s’était engagée en début de mandat, est en passe d’être tenu. En effet, en 2018, la Ville consacrera 10,5 millions à sa politique d’équipement.

    Parmi les principaux investissements pour 2018 figurent notamment :

    • la deuxième tranche de l’extension et de la réhabilitation de l’école Anne-Claude Godeau pour 1860000 € ;
    • la poursuite de l’extension de l’école François Couperin pour 485000 € ;
    • l’entretien et la modernisation des équipements sportifs pour 400000 € ;
    • la réhabilitation du cinéma municipal Le Concorde pour 740000 € ;
    • la mise en oeuvre de l’agenda d’accessibilité programmée pour 180000 € ;
    • la finalisation de L’Atalante, nouvel espace culturel et festif pour 2580000 € ;
    • la réalisation des budgets participatifs pour 250000 € ;
    • l’amélioration des voiries, des liaisons douces, de l’éclairage public et des réseaux pour 1400000 € ;
    • l’extension du cimetière de Mitry-le-Neuf pour 200000 €.

     

    En chiffres

    • 3,8 millions d’€ d’épargne brute prévisionnelle dégagée fin 2018 par la Ville
    • 8,5 années seront nécessaires à la Ville fin 2018 pour rembourser l’ensemble de ses emprunts, si elle y consacre l’intégralité de son épargne brute, alors que le seuil d’alerte est fixé par la loi à 12 ans
    • 35,5 millions d’d’investissements réalisés par la Ville entre 2014 et 2017