Se souvenir pour ne pas oublier

    Se souvenir pour ne pas oublier

    Communiqué du maire, Charlotte Blandiot-Faride

    Le 11 novembre 1918, à la 11e heure, du 11e jour, du 11e mois de la cinquième année de guerre, les armes se sont tues laissant derrière elles des millions de morts.

    À 5 heures du matin, ce jour-là, était signée la Convention d’Armistice, dans le wagon-restaurant du train d’État-Major du Général Foch stationné dans la clairière de Rethondes, au cœur de la forêt de Compiègne.

    Retentirent alors les cloches et clairons de la victoire, qui mirent fin à 4 années de batailles sanglantes durant lesquelles, vainqueurs et vaincus, perdirent des millions d’Hommes, soldats et civils.

    Nombreuses de ces victimes n’avaient pas choisi cette guerre injuste. Celle des affrontements et des rivalités nationalistes et impérialistes – Celle des grandes puissances s’affrontant pour des territoires et leurs richesses – Celle des marchands de canons recherchant la fortune.

    Cette guerre, c’est l’histoire d’une des plus grandes souffrances humaines, organisée par des gouvernements et les forces de l’argent qui attisèrent les haines nationalistes pour diviser les peuples, pour les conduire au grand affrontement, à la grande boucherie.

    C’est l’histoire de la souffrance de nos anciens, de nos aïeux, de notre peuple. Cette histoire mérite et nécessite notre souvenir. Celui de l’injonction de ne pas les oublier, de ne pas oublier les raisons de la guerre, pour ne pas la revivre, car « Ceux qui ne peuvent se souvenir du passé sont condamnés à le répéter ».

    Se souvenir, transmettre notre histoire aux jeunes générations, se battre au quotidien pour que jamais ne s’éteigne la flamme de la fraternité entre les peuples, pour la paix, est notre devoir.

    Les derniers évènements avec l’horreur des attentats doivent nous pousser à continuer de faire front commun en défense de nos valeurs, celles de liberté, d’égalité et de fraternité.

    Le repli sur soi, la peur de l’autre sont le terreau de l’extrémisme qui prépare à la guerre et son cortège de drames et de malheurs. Ce qui sépare les hommes, ce n’est pas la nationalité, la couleur de peau, la religion, mais l’ignorance et la haine.

    En ce 11 novembre 2020, les mesures de confinement empêchent les Mitryens et les Mitryennes de se réunir pour honorer celles et ceux qui sont tombés pour notre pays mais où que nous soyons, adressons leur nos pensées respectueuses. Des gerbes seront, comme à l’accoutumée, déposées à la mémoire des victimes de la Première Guerre mondiale.