Le Predec remis en question ?

    Le Predec remis en question ?

    Voté en juin 2015, le plan régional de prévention et de gestion des déchets issus des chantiers du bâtiment et des travaux publics (Predec) devait permettre le rééquilibrage de l’accueil des déchets en Île-de-France. Une bonne nouvelle pour la Seine-et-Marne qui voit se multiplier les décharges depuis plusieurs années et qui n’a nullement l’intention de crouler sous les gravats générés par les travaux du Grand-Paris (40 millions de déchets inertes), ou pour construire de nouveaux quartiers urbains. En ce sens, un moratoire de 3 ans interdit toute création de décharges de déchets de chantier dans le département et y instaure un plafond de 4 millions de tonnes par an pour le reste de la durée du plan.

    Face au recours intenté par le préfet de région contre le Predec, l’assemblée départementale a soutenu, en mars, une motion relative au maintien et au respect des actions engagées. Marianne Margaté et Bernard Corneille, les deux conseillers départementaux du canton de Mitry-Mory, ont donc été surpris d’apprendre par voie de presse que le président du département envisageait de renoncer à l’intérêt des Seine-et-Marnais en acceptant des compensations financières pour l’accueil des déchets de chantier. Ils l’ont donc interpellé dans une lettre datée du 19 septembre, afin de lui faire part de leur incompréhension face à ce revirement néfaste pour l’environnement ainsi que la préservation du cadre de vie et de la santé des riverains. Un revirement confirmé en séance du conseil départemental, le 7 octobre dernier, lors de laquelle la majorité départementale a renoncé à engager des recours juridiques pour défendre les intérêts de la Seine-et- Marne, autorisant de fait, l’implantation de nouveaux lieux de stockage des déchets.