Le don d’organes et de tissus : un relais pour la vie

    Le don d’organes et de tissus : un relais pour la vie

    Depuis le 1er janvier 2017, les Français sont présumés donneurs. Docteur Guillaume Van Der Meersch, médecin coordinateur des prélèvements d’organes et de tissus à l’hôpital Avicenne de Bobigny nous explique…

    Qui est greffé ?

    Les malades pour lesquels il n’existe plus d’autre solution que de remplacer l’organe qui ne fonctionne plus. Ces malades sont alors inscrits sur une liste d’attente nationale. Dès qu’un greffon est disponible, il est attribué en priorité aux malades répondant aux critères d’urgences. Actuellement, plus de 57 000 personnes vivent grâce à un organe greffé.

    Quels organes ou tissus greffe-t-on ?

    Ce sont surtout les reins et le foie. Sont aussi concernés le coeur, les poumons, voire une partie des intestins ou pancréas. Concernant les tissus, on peut réaliser des greffes de cornée, de peau, de valves cardiaques, de veines et d’artères, de tendons, d’os et de ligaments.

    Qui sont les donneurs ?

    Majoritairement, des personnes décédées après un traumatisme crânien, un accident vasculaire cérébral, parfois après un arrêt cardiaque. Le prélèvement d’un ou  plusieurs organes ou tissus se fait après le constat de décès. Les organes sont maintenus artificiellement en état de fonctionner jusqu’à l’opération de prélèvement. La loi de bioéthique permet également qu’une personne vivante soit volontaire pour faire don d’un de ses organes, le rein principalement. Un seul donneur permet souvent de greffer plusieurs malades.

    Pourquoi manque-t-on d’organes à greffer ?

    Le prélèvement post mortem n’est que rarement envisageable. Moins de 1% des personnes qui décèdent à l’hôpital sont prélevées.

    Quels grands principes régissent le don d’organes ?

    • La gratuité : le don d’organes et de tissus est un acte de générosité et de solidarité entièrement gratuit. La loi interdit toute rémunération en contrepartie
      de ce don.
    • L’anonymat : le nom du donneur ne peut être communiqué au receveur, ni le nom du receveur à la famille du donneur. La famille du donneur peut cependant être informée des organes et tissus prélevés et du résultat des greffes, si elle le demande.
    • Le consentement présumé : depuis le 1er janvier 2017, toute personne est présumée donneuse, à moins d’avoir exprimé de son vivant son refus de donner soit en s’inscrivant sur le registre national des refus (RNR), soit en le faisant valoir par écrit auprès de ses proches. L’accord des proches ou de la famille n’est en aucun cas requis.