Communiqué du 31 octobre 2020

    Communiqué du 31 octobre 2020

    Depuis le 29 octobre 2020 minuit, le confinement voulu par le Président de la République s’applique.

    L’heure n’est pour nous pas à la polémique, chacun mesurant bien l’extrême urgence à décider de mesures favorisant la protection de nos hôpitaux et de nos soignants afin de leur permettre de réaliser leurs missions le plus efficacement possible et ainsi, de protéger nos concitoyens.nes et de sauver les vies qui leur sont confiées.

    Le temps des comptes et celui du bilan de 30 ans de politique de destruction de l’hôpital public viendront lorsque nous aurons tous ensemble triomphé de cette maladie.

    Nous faisons donc le choix de respecter les mesures décidées et de diriger toutes nos forces vers un seul objectif, faire chuter la circulation de ce terrible virus, pour diminuer le nombre de malades, de formes graves et l’afflux vers les hôpitaux.

    Néanmoins, avec ce confinement, et malgré le choix d’un dispositif allégé, qui vise selon les décideurs de ces choix, à préserver l’économie de notre nation, un grand nombre de fermetures de commerces a été engagé. Et il s’agit le plus souvent des petits commerces de proximité et de centre-ville considérés comme « non essentiels ».

    Ces derniers, déjà fortement fragilisés par le premier confinement, n’auront pas tous la capacité de résister à une chute brutale et persistante de leur activité sans que soit mise en danger leur existence même.

    Or c’est bien ces commerces et ces entreprises qui participent à la vie locale, au bien-vivre, au lien social et de proximité bien plus que les très grandes entreprises, dont l’avenir importe aussi grandement, mais qui ne doivent pas occulter l’importance de tissu local.

    Mais aussi, derrière les produits, les murs et les commerces, nous souhaitons alerter sur ces hommes et ces femmes qui risquent de perdre leur emploi. Et la précarité économique est un danger non moins important que le danger sanitaire. Aussi faut-il leur venir en aide et les soutenir.

    À Mitry-Mory, nous faisons le choix de ne pas prendre d’arrêté que nous jugeons sans avenir car juridiquement non viable, et qui pourrait de plus mettre en danger nos commerçants.es, ce qui n’est pas l’enjeu de notre engagement. Mais nous ne pouvons rester sans rien faire, alors que certaines grandes enseignes et centres commerciaux restent ouverts.

    C’est pourquoi, à l’instar de l’Association des Maires de France, du Sénat et d’un certain nombre de mes collègues maires, je demande fermement au gouvernement de revoir rapidement la définition de commerce de première nécessité et de l’élargir, dès lors que les conditions de sécurité sanitaire permettent de préserver la santé des commerçants.es, de leurs salariés.es et de leurs clients.es.