Communiqué de madame le maire

    Communiqué de madame le maire

    Robert Marchand, un homme à qui l’on doit le respect !

    Nous sommes toutes et tous très fiers des exploits de notre Mitryen, Robert Marchand. Comment pourrait-il en être autrement ! A 105 ans et depuis plusieurs années, il enchaine les performances.

    En ce début d’année, il a établi un nouveau record qui le met sur le devant de la scène. Il aurait été de bon ton que chacun s’en montre à la hauteur.

    Mais une fois de plus, l’emballement médiatique aura eu raison de la situation, et je le déplore fortement. Depuis hier circule sur les réseaux sociaux un appel aux dons à destination de Robert Marchand, pour l’achat notamment d’un appareil auditif.

    Cette initiative des organisateurs du rassemblement cycliste l’Ardéchoise, par ailleurs fortement apprécié, est particulièrement surprenante.

    Tout d’abord, il convient de rappeler, pour ceux qui connaissent et qui accompagnent de longue date Robert Marchand, et pas seulement depuis ses derniers exploits, au premier rang desquels ses amis de l’association « les Cyclos Mitryens », que Robert a été appareillé à plusieurs reprises, et qu’il ne l’a pas supporté.

    Quant à l’aspect humain de la situation, cet appel laisserait penser qu’il vit dans le dénuement : c’est absolument faux. Robert a une vie modeste certes, comme de nombreux Mitryens, mais pas misérable, comme on voudrait le laisser penser.

    Je déplore sincèrement que nous en soyons rendus à devoir étaler la vie, si intime, de ce grand champion, mais il m’apparait encore plus essentiel d’appeler chacune et chacun à plus de responsabilité et surtout de respect.

    Je souhaiterai donc dans ces quelques lignes rappeler au conseiller municipal et responsable local de l’UDI, Laurent Prugneau, la maxime « il faut tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler ». Cela lui aurait évité, une fois encore une sortie totalement  atterrante et bien loin de la réalité. Mais comme il reste coutumier du fait,  la récupération politique de bas étage qu’il a formulée est surtout une marque  de mépris et d’ignorance de la vie privée de notre ami Robert. D’ignorance aussi des politiques d’accompagnement de nos ainés mises en place par le CCAS et par la ville, qualifiées par certains « d’assistanat », et que nous appelons « service public » ou « solidarité ».

    Robert Marchand, comme de nombreux Mitryens, sait qu’il peut compter sur l’aide de sa ville, sur l’aide de ses amis, et nul besoin pour cela de tribune ou d’un appel de circonstance. La solidarité à Mitry-Mory n’est pas affaire de clientélisme, de favoritisme ou de mérite. Elle s’exerce à tout moment de la vie, lorsque le besoin s’en fait sentir : pour Robert comme pour tous.

    Je vous prie d’agréer, Mesdames, Messieurs, l’expression de mes sentiments sincères, chaleureux et républicains.

    Charlotte Blandiot-Faride
    Maire de Mitry-Mory