Collèges et lycées mobilisés

    Collèges et lycées mobilisés

    L’heure est aux revendications, pas seulement sur les ronds-points, mais aussi au sein des établissements scolaires mitryens du secondaire qui, chacun pour des motifs différents, veulent être entendus.

    Au collège Erik Satie

    Alors que le rectorat est en pleine répartition des dotations horaires pour l’année scolaire 2019/2020, au collège Erik Satie, le compte n’y est pas.

    Selon les estimations basées sur les effectifs actuels des élèves de CM2, les moyens horaires initialement prévus étaient clairement insuffisants.

    Aussi, une pétition a été lancée pour alerter l’inspection académique de Seine-et-Marne de la situation. « Il est prévu de doter notre établissement de seulement 26 divisions, ce que nous refusons », précise-t-elle.

    En effet, cette dotation augmenterait de manière non négligeable le nombre d’élèves par classe de 6e, passant d’une moyenne de 25,3 à 31,16 élèves par classe.

    Une démarche payante puisque dès le 6 février, le maire, Charlotte Blandiot-Faride, annonçait que « grâce à cette mobilisation des professeurs et parents d’élèves, la 7e section de 6e serait maintenue pour l’année prochaine ».

    Au collège Paul Langevin

    Depuis la rentrée, plusieurs classes du collège Paul Langevin sont victimes de la discontinuité du service public d’éducation.

    De nombreux professeurs absents ne sont pas remplacés et les élèves se retrouvent sans instruction, pourtant obligatoire dans notre pays.

    Aussi, les parents d’élèves élus de l’établissement ont, eux aussi, lancé une pétition à l’attention de Daniel Auverlot, recteur de l’Académie de Créteil, qui a également reçu un courrier de madame le maire pour les mêmes motifs.

    « À l’heure actuelle, nous déplorons dans notre établissement un poste non remplacé en technologie. 292 élèves répartis en dix classes sont concernés, dont deux 3e. Ces derniers sont d’autant plus impactés qu’ils passent leur épreuve du diplôme national du Brevet cette année », dénoncent-ils.

    Par ailleurs, 106 élèves sont également concernés par le non remplacement d’un professeur de Français.

    n janvier, leur mobilisation, soutenue par madame le maire et Marianne Margaté, conseillère départementale, a quand même permis d’obtenir le remplacement, d’un professeur d’espagnol. Le poste n’avait pas été occupé depuis le mois de septembre.

    Retrouvez la pétition en ligne en cliquant ici.

    Au lycée Honoré de Balzac

    En plus des revendications toujours d’actualité concernant le manque de moyens humains et matériels et le sureffectif subi au lycée Honoré de Balzac, les professeurs se sont une nouvelle fois mobilisés contre la réforme du lycée initié par Jean-Michel Blanquer, ministre de l’éducation.

    Ainsi, jeudi 7 février, 25 enseignants ont décidé d’occuper leur établissement pendant la nuit, pour mettre en lumière les dangers de la nouvelle organisation qui se profile.

    « Dès les premières annonces, en février 2018, nous alertions sur les risques que contenaient ces réformes pour les élèves. Depuis, la plupart de nos craintes ont hélas
    été confirmées. À Balzac, le rectorat prévoit de financer 30 heures de cours en moins par semaine, ce qui va encore une fois dégrader les conditions de travail des élèves et des personnels », dénoncent-ils.

    Tous regrettent le manque de visibilité sur les nouvelles options, les nouvelles épreuves du bac et craignent pour l’avenir des élèves qu’ils ne sont pas en capacité, aujourd’hui, d’orienter correctement.