Plan d’accessibilité : l’agenda

    Plan d’accessibilité : l’agenda

    L’accessibilité en question

    Qu’est-ce que l’accessibilité ?

    Le principe d’une accessibilité généralisée, quel que soit le handicap, est inscrit dans la loi dite handicap de 2005. Il s’agit de faciliter les conditions d’accès aux bâtiments à toutes les personnes à mobilité réduite, en situation de handicap ou non. Une définition interministérielle de l’accessibilité, élaborée en avril 2006, précise ainsi que « l’accessibilité requiert la mise en oeuvre des éléments complémentaires, nécessaires à toute personne en incapacité permanente ou temporaire pour se déplacer et accéder librement et en sécurité au cadre de vie ainsi qu’à tous les lieux, services, produits et activités. La société, en s’inscrivant dans cette démarche d’accessibilité, fait progresser également la qualité de vie de tous ses membres. »

    C’est donc un projet qui combine intérêt général et développement du territoire.

    L’objectif réel est de s’adapter aux nouvelles conditions de l’allongement de la durée de la vie et du vieillissement de la population qui entraînent nécessairement une augmentation du nombre de personnes à mobilité réduite.

    Quels sont les lieux qui doivent s’adapter aux normes d’accessibilité ?

    L’ordonnance du 26 septembre 2014 vise la mise en accessibilité de tous les établissements recevant du public (EPR) qu’ils soient publics ou privés.

    Les EPR sont classés, selon leur taille, en 5 types. Le type 1 désigne les plus grosses structures, comme les salles de concerts, et le type 5 recouvre tous les locaux qui accueillent moins de 500 personnes, c’està- dire la majorité. L’ordonnance prévoit la mise en place d’un outil, l’agenda d’accessibilité programmée (Ad’AP), permettant de prolonger, au delà de 2015, le délai permettant d’effectuer les travaux de mise en accessibilité. Selon la taille des bâtiments, ce délai peut être de 3, 6 ou 9 ans. Les projets d’Ad’AP devaient être déposés en préfecture avant le 27 septembre 2015.

    Qui finance les travaux de mise en accessibilité ?

    Pour les bâtiments privés, c’est aux propriétaires que revient la charge des travaux de mise en conformité. En ce qui concerne les bâtiments publics, ce sont les collectivités qui doivent assumer totalement le coût des rénovations. C’est un effort considérable pour ces dernières qui ont déjà vu diminuer leurs dotations de fonctionnement et c’est pourquoi le délai a été rallongé à 9 ans. Des sanctions sont prévues par la loi pour tout retard dans la mise en oeuvre du calendrier.

    Qu’en est-il à Mitry-Mory ?

    Depuis 2012, le travail a été engagé à Mitry-Mory et un diagnostic a été effectué avec l’aide de plusieurs cabinets d’étude. Après avoir concerté, la municipalité a évalué les priorités et établi une stratégie cohérente et raisonnée. Le 23 septembre 2015, la Ville a fait une proposition à la Commission Communale d’Accessibilité qui initie, suit et donne son avis à la fin des travaux. S’en sont suivies de nouvelles discussions, ainsi qu’un travail en comité technique. Un nouvel Ad’AP a été proposé le 15 octobre et validé par la Commission. Le plan d’accessibilité comporte un agenda, qui se déroule sur 9 ans, avec un échéancier précis qui colle aux priorités définies par la Ville. Cet agenda a été mis en délibération et voté lors du conseil municipal du 19 novembre dernier. Si la totalité de l’agenda couvre une période de 9 ans, la Ville a défini des priorités pour les travaux qu’elle a estimé être les plus urgents et les plus indispensables aux Mitryen-ne-s, à savoir les écoles, les équipements prioritaires et l’accès aux bâtiments.

    L’agenda

    Si la totalité de l’agenda couvre une période de 9 ans, la Ville a défini des priorités pour les travaux qu’elle a estimé être les plus urgents et les plus indispensables aux Mitryen-ne-s, à savoir les écoles, les équipements prioritaires et l’accès aux bâtiments.

    Les écoles :
    • 2016 : accessibilité complète de l’école maternelle Jacqueline Quatremaire, de l’école maternelle Jean de La Fontaine et de l’école élémentaire Noël Fraboulet ;
    • 2017 : accessibilité complète de l’école élémentaire Jean Moulin et du groupe scolaire maternel et élémentaire Vincent Van Gogh ;
    • 2018 : traitement de l’accessibilité (cheminements extérieurs, premiers accès aux bâtiments) des autres écoles (à l’exception de l’école élémentaire Frédéric Joliot-Curie), afin, notamment, de permettre aux parents porteurs de handicap d’accéder à l’école de leurs enfants,
    • 2019 : accessibilité jusqu’à l’école Frédéric Joliot-Curie ;
    • de 2021 à 2024 : mise en accessibilité à l’intérieur des écoles. Pour les écoles Anne-Claude Godeau et Elsa Triolet, l’ensemble des questions d’accessibilité seront intégrées dans le cadre des réhabilitations/reconstructions programmées pour ces équipements.

    Les équipements prioritaires :
    • 2016 : Mairie annexe, Espace solidarité, cinéma Concorde, Pavillon de
    condoléances du cimetière du Bourg ;
    • 2017 : maisons de quartier ;
    • 2018 : médiathèque ;
    • 2019 : salles louées aux Mitryen-ne-s pour des événements familiaux (salle A et salle du Nid).

    L’accès aux bâtiments :
    • 2016 : accessibilité extérieure des équipements du stade Jules Ladoumègue (tribunes, tennis, vestiaires Bernard Gault, piscine) ;
    • 2017 : accessibilité extérieure du pôle administratif autour de l’Hôtel de ville ;
    • 2018 : accessibilité extérieure des écoles non ciblées dans la 1re phase ;
    • 2019 : accessibilité extérieure du pôle Louise Michel (centre de loisirs, Mission locale, centre de formation, etc.), des équipements sportifs (complexe sportif Jean Guimier 1 et 2, gymnase Micheline Ostermeyer, stade Guy Môquet, boulodrome Maurice Thorez).