CDG Express : les nuisances se multiplient

    CDG Express : les nuisances se multiplient

    Un chantier ce n’est jamais drôle, d’autant plus lorsque l’on sait que le fruit de ces travaux ne nous bénéficiera jamais, pire, il dégradera un peu plus notre quotidien. Cela devient carrément l’enfer quand ces travaux ont lieu en été et que profiter de ses vacances ou de son jardin devient impossible du fait de nuisances permanentes non prises en compte.

    C’est ce qu’ont vécu les riverains du chantier du CDG Express qui n’en finit plus de leur gâcher la vie. En effet, durant tout l’été, le chantier a tourné à plein régime.

    À partir de cette année, 2 grandes zones de travaux cohabitent sur le territoire mitryen.

    La première s’étend de Paris Village à la plaine agricole et ce, pendant 4 ans. Les interventions consistent en l’écartement de voies et en la création de 2 voies ferrées sur le chemin rural n°10. Or, des habitations se situent à moins de 350 mètres de la zone de travaux qui peut être active de jour comme de nuit.

    De surcroît, de nombreux travaux de jour sont classés en catégorie très bruyante et peuvent atteindre les 110 décibels. À titre de comparaison, les sons deviennent pénibles dès lors que leur niveau dépasse 75 db. Au-dessus de 85 db, ils sont nocifs pour l’oreille. À partir de 110 db, ils deviennent intolérables et peuvent dégrader rapidement l’audition.

    La deuxième zone de travaux correspond à la réalisation du tronçon de la nouvelle voie ferrée, de la sortie de la trémie jusqu’à la plateforme aéroportuaire. La réalisation de plusieurs ouvrages d’art permettant le franchissement des voies routières est également au programme.

    C’est notamment le cas sous la RD 84, où un pont a été créé cet été pour permettre, à terme, le rétablissement du passage des engins agricoles. Ces travaux ont nécessité la fermeture de la voie durant 15 jours, en août, et ont engendré de nombreuses nuisances en matière de circulation dans le Bourg. Aussi, la Ville a été contrainte de prendre des mesures, notamment la suppression de 6 places de stationnement rue Paul Vaillant-Couturier, pour pallier la mauvaise organisation des travaux du chantier du CDG Express.

    Un mur anti-bruit et l’isolement phonique des façades les plus exposées doivent être mis en place. Comme précisé dans l’étude d’impact du dossier environnemental, ces protections acoustiques auraient dû être installées avant le démarrage du chantier afin que les riverain-e-s en bénéficient y compris pendant la phase de travaux. Cette disposition n’a pas été respectée puisque le résultat de l’étude ne devrait être présenté aux villes concernées qu’en octobre prochain.    

    Enfin, la Ville tient à saluer le travail des bénévoles de l’association des riverains du CDG Express qui est restée sur le pont tout l’été pour défendre l’intérêt des Mitryen-ne-s.Sth