75e anniversaire de la victoire du 8 mai 1945

    75e anniversaire de la victoire du 8 mai 1945

    Communiqué de madame le maire

    Le 8 mai 1945, la capitulation de l’Allemagne nazie signait la fin de la Seconde Guerre
    mondiale en Europe. Il faudra encore attendre quatre mois pour que les combats s’achèvent définitivement dans le Pacifique, avec la capitulation du Japon le 2 septembre 1945.

    Après 6 ans de combat et 60 millions de morts, et malgré l’ampleur des destructions, c’est un jour de joie pour les soldats et civils de toute l’Europe. En France dès 1944, la progression des alliés avait déjà mis fin à l’occupation allemande et à ses exactions. Car dès 1939, à Mitry-Mory comme dans le reste de la France occupée, la vie quotidienne avait changé du tout au tout.

    Le conseil municipal était dissous et certains de ses membres, dont notre futur Maire André CARREZ, étaient déportés. Les tickets de rationnement étaient instaurés et, année après année, donnaient accès à des portions de plus en plus congrues, quand les occupants ne raflaient pas les provisions. Tandis que les Mitryennes et les Mitryens plantaient dans les champs et jardins ce qu’ils pouvaient, les Parisiens et banlieusards affamés débarquaient de la gare pour glaner de quoi se nourrir.

    Les enfants partis à la baignade de Tremblay trouvaient sous le pont des cadavres. Les jeunes visés par le service du travail obligatoire fuyaient et entraient en résistance lorsqu’ils n’étaient pas repris. Les cheminots dont les trains servaient à la logistique de l’armée allemande sabotaient ce qu’ils pouvaient, retardaient les convois, transmettaient les informations et même, à l’approche de la libération à l’été 1944, se mettaient en grève. Certains le payèrent de leurs vies.

    Alors le 8 mai 1945, bien que la liberté ait déjà été retrouvée, et malgré le travail de reconstruction à accomplir et la vie encore difficile, fut bien un jour de fête. Le jour de la chute d’une idéologie criminelle qui mit le monde à feu et à sang. Le premier jour d’un nouveau monde qui ne pouvait qu’être meilleur : celui des « Jours heureux » que le Conseil National de la Résistance avait imaginé pour les Français.

    De là naquirent la sécurité sociale, les entreprises et services publics qui promouvaient le partage et l’entraide comme un antidote aux divisions et aux haines qui avaient conduit l’Europe au désastre.

    75 ans plus tard, nous n’oublions pas leur message. En défendant les institutions qu’ils nous ont léguées, en leur adressant chaque année un hommage, nous faisons vivre la parole des résistants et celle des générations qui vécurent la guerre.

    Dans un moment particulier qui nous empêche d’organiser la cérémonie que nous dédions chaque année, c’est depuis nos domiciles, nos lieux de travail, que nous leur adressons nos pensées. Le dépôt d’une gerbe au monument aux morts de Mitry-Bourg en l’absence de réunion publique, marquera l’hommage collectif que nous leur rendons.