16 jours pour mettre en lumière un fléau banalisé

    16 jours pour mettre en lumière un fléau banalisé

    Du 25 novembre au 10 décembre, la Ville mènera une grande campagne de communication pour dénoncer les nombreuses formes de violences subies par les femmes.

    Depuis de nombreuses années, la Ville a fait de la lutte pour les droits des femmes une priorité. Or, la violence à l’égard des femmes constitue l’une des violations des droits humains les plus répandues, les plus persistantes et les plus dévastatrices dans le monde. Dans le même temps, elle demeure l’une des moins signalées en raison de l’impunité, du silence, de la stigmatisation et du sentiment de honte qui, très souvent, l’entourent.

    16 jours de sensibilisation et de prévention

    Face à ce constat, la Ville poursuit son engagement dans cette bataille en s’associant une nouvelle fois à la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes.

    Une action forte de sensibilisation sera déclinée durant les 16 jours qui séparent ce temps fort de lutte contre les violences faites aux femmes de la date anniversaire de l’adoption, par l’ONU, de la Déclaration universelle des droits de l’Homme, soit entre le 25 novembre et le 10 décembre.

    Durant cette période Mitry-Mory dénoncera chaque jour, à travers un visuel, l’une des formes de violence subies par les femmes dans le monde.

    L’occasion de matérialiser en mots et en chiffres ce fléau encore trop souvent banalisé et de permettre aux Mitryens.nes d’en prendre la mesure.

    Mot à mot

    Violence à l’égard des femmes ? Tout acte de violence sexiste qui cause ou est susceptible de causer un préjudice ou des souffrances physiques, sexuelles ou psychologiques aux femmes. Y compris la menace de tels actes, la contrainte ou la privation arbitraire de liberté, que ce soit dans la vie publique ou dans la vie privée.

    Violences physiques

    Les atteintes physiques envers les femmes restent les premières auxquelles on pense lorsque l’on évoque les violences faites aux femmes.

    Parmi elles, on compte les violences conjugales et les féminicides dont on fait chaque année le triste décompte sans arriver à les enrayer.

    En France, en 2019, 146 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-partenaire, soit 21% de plus qu’en 2018. Un état de fait devant lequel la réponse des pouvoirs publics semble insuffisante.

    « Il y a un travail à faire au niveau de la police et de la justice : pour que les femmes soient écoutées lorsqu’elles vont déposer plainte, qu’on les croit, que les auditions soient bien menées pour que les magistrats, ensuite, puissent prendre les mesures de protection qui s’imposent », préconise Ernestine Ronai, responsable de l’Observatoire des violences faites aux femmes de Seine-Saint-Denis et marraine de l’Observatoire local mitryen.

    Violences sexuelles

    Mutilation, viol, prostitution, exhibition, harcèlement sont autant de violences sexuelles subies par les femmes du monde entier.

    Au cours des dernières années, des mouvements tels que #MeToo, #TimesUp ou encore #BalanceTonPorc ont mis en lumière ces questions et ont atteint un volume tel qu’il est désormais impossible de les ignorer et de les réduire au silence.

    Pour autant, les chiffres restent alarmants puisque, par exemple, environ 15 millions d’adolescentes dans le monde ont été soumises à des rapports sexuels forcés. Ou encore, 45 à 55% des femmes ont été victimes de harcèlement sexuel dès l’âge de 15 ans au sein de l’Union européenne.

    Violences morales

    Moins visibles et plus insidieuses, les violences morales, telles que le harcèlement au travail, la lesbo-bi-trans-phobie ou encore les violences verbales pèsent aussi sur le quotidien des femmes. Ces discriminations contribuent, dès le plus jeune âge, à creuser les inégalités entre les sexes.

    Pour exemple, les désavantages éducatifs précoces constituent le principal obstacle à la scolarisation universelle et à l’éducation des filles, sont responsables de la limitation de leur accès à l’enseignement supérieur et se traduisent par des opportunités limitées pour les femmes sur le marché du travail.

    Violences sociales

    Enfin des traditions séculaires, comme les mariages forcés, des habitudes trop longtemps considérées sans gravité, comme le harcèlement de rue ou des stigmatisations liées à l’apparence physique ou la façon de se vêtir, constituent un frein au sentiment de sécurité et à l’épanouissement des femmes au sein de la société.

    Ces pratiques constituent, là-encore, une violence qui entrave la liberté des femmes.

    Du 25 novembre au 10 décembre, vous aussi dites non à toutes les formes de violences faites aux femmes.

    En chiffres

    • 1/3 : La proportion de femmes dans le monde ayant subi des violences physiques et/ou sexuelles, le plus souvent de la part d’un partenaire intime
    • 750 millions : Le nombre de femmes et de filles dans le monde à être mariées avant leurs 18 ans
    • 200 millions : Le nombre de femmes ayant subi une mutilation génitale
    • 71% : La proportion de femmes parmi les victimes de la traite d’êtres humains dans le monde